Noël et son lot de situations pénibles, c'est fini et bien fini ! Les journées les plus courtes sont derrière nous. Les indigestions de foie gras et de chocolats sont liquidées. Les gueules de bois carabinées au réveil, c'est plus pour tout de suite. On en a fini avec les enfants insupportables qui trépignent à longueur de journée en attendant leurs cadeaux et qui font la tête quand il ouvrent les paquets. On ne verra plus avant l'année prochaine Bernadette, la cousine acariâtre, pour laquelle on a traversé la France, de peur qu'elle se sente seule au moment des fêtes. On ne sera pas, avant longtemps, obligé de faire un grand sourire accompagné d'un « il ne fallait pas, c'est trop beau ! » en découvrant dans un papier cadeau doré un magnifique vase en forme de poisson volant en grès émaillé vert, rouge et violet. On sentira moins son compte en banque fondre comme glaçon au soleil tout le mois de décembre. D'ailleurs on passera moins de temps, bousculé par la foule, à parcourir les magasins en quête d'un cadeau pour la nièce, le neveu, la sœur, les deux frères, les tantes et la cousine Bernadette. Et surtout, pendant onze mois, on ne ramassera plus tous les jours les aiguilles sous le sapin, la balayette à la main, cassé en deux au risque de se déclencher un lumbago, se griffant le visage en frôlant les branches les plus basses et pestant parce qu'on a encore fait tomber deux ou trois boules qu'il faut récupérer sous le buffet et accrocher à nouveau. La corvée du sapin, c'est fini !
C'est fini pour une année, alors meilleurs vœux à tous !
Mano